LES PRINCIPAUX TYPES DE CHÂSSIS EN BOIS
Le type de châssis influence la ventilation, l’apport de lumière, le confort d’utilisation et l’apparence de la façade. Son choix dépend de l’architecture du bâtiment, des dimensions de la baie et des performances recherchées.
Dans les bâtiments anciens, la configuration existante constitue également un précieux témoignage de l’époque de construction. Lors d’une reproduction à l’identique, nous veillons à préserver les proportions, la finesse des profils et le rythme des vitrages.
LE CHÂSSIS FIXE
Le châssis fixe ne possède aucune partie ouvrante. Il permet de créer une surface vitrée généreuse tout en conservant des profils particulièrement fins.
Il est souvent utilisé pour les impostes, les vitrages latéraux, les cages d’escalier, les jardins d’hiver et les baies qui ne nécessitent pas de ventilation. Il peut être associé à des châssis ouvrants afin de composer un ensemble cohérent.
LE CHÂSSIS À BATTANT
Le châssis à battant s’ouvre vers l’intérieur ou, plus rarement, vers l’extérieur. Il peut comporter un ou plusieurs ouvrants.
Cette configuration traditionnelle est très présente dans les maisons bruxelloises. Elle offre une ouverture généreuse et permet de reproduire fidèlement les proportions des fenêtres anciennes.
LE CHÂSSIS OSCILLO-BATTANT
Le châssis oscillo-battant combine deux modes d’ouverture. Il peut s’ouvrir entièrement comme un châssis à battant ou basculer légèrement vers l’intérieur pour assurer une ventilation limitée.
Ce système offre un confort d’utilisation contemporain, mais demande une quincaillerie spécifique. Son intégration dans une menuiserie traditionnelle doit être étudiée avec soin afin de conserver des profils équilibrés et une apparence cohérente avec la façade.
LE CHÂSSIS À SOUFFLET
Le châssis à soufflet s’entrouvre par le haut tandis que sa partie inférieure reste fixée au dormant. Il permet de ventiler une pièce sans ouvrir complètement la fenêtre.
Cette solution est fréquemment utilisée dans les pièces secondaires, les caves, les sanitaires ou les ouvertures situées en hauteur.
LE CHÂSSIS À GUILLOTINE
Le châssis à guillotine est composé d’un ou de deux ouvrants qui coulissent verticalement. Emblématique de certaines maisons anciennes, il possède une identité architecturale très particulière.
Son bon fonctionnement repose sur un système précis de guidage et d’équilibrage. Lors d’une reproduction à l’identique, nous respectons le dessin des profils, la division des vitrages et les proportions de la menuiserie d’origine.
LE CHÂSSIS CINTRÉ
Le châssis cintré épouse une ouverture courbe, en plein cintre ou surbaissée. Sa fabrication exige un travail précis afin d’obtenir une courbe régulière et de respecter la géométrie de la baie.
On le retrouve notamment dans les maisons de maître, les bâtiments religieux, les propriétés anciennes et certaines architectures Art nouveau ou Art déco.
L’ŒIL-DE-BŒUF
L’œil-de-bœuf est un châssis rond ou ovale, généralement placé en façade, dans une toiture ou au-dessus d’une ouverture.
Malgré ses dimensions parfois réduites, sa fabrication demande une grande maîtrise du travail courbe. Ses profils et ses petits bois doivent suivre parfaitement la forme du châssis.
LE BOW-WINDOW
Le bow-window forme une avancée vitrée sur la façade. Composé de plusieurs châssis assemblés, il augmente l’apport de lumière et offre une vue plus largement ouverte vers l’extérieur.
Très présent dans les maisons de caractère, il participe fortement à l’architecture du bâtiment. Sa restauration ou sa reproduction doit respecter la géométrie de l’ensemble, le rythme des vitrages et les détails des menuiseries existantes.
LES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS D'UN CHÂSSIS EN BOIS
Un châssis est composé de nombreux éléments qui déterminent son apparence, son fonctionnement et ses performances. Dans une menuiserie ancienne, la finesse de ces différents profils contribue directement au caractère de la façade.
LE DORMANT
Le dormant est la partie fixe du châssis. Solidement ancré dans la maçonnerie, il reçoit les ouvrants, les paumelles et les différents éléments de quincaillerie.
Son dimensionnement doit tenir compte de la baie, du type d’ouverture, du vitrage et des performances attendues.
L’OUVRANT
L’ouvrant est la partie mobile du châssis. Il reçoit le vitrage et permet l’ouverture de la fenêtre.
Son épaisseur, ses assemblages et la géométrie de ses profils influencent la rigidité de la menuiserie, son étanchéité et son apparence.
LES MONTANTS ET LES TRAVERSES
Les montants sont les éléments verticaux du châssis, tandis que les traverses sont disposées horizontalement.
Leur position organise la composition de la fenêtre. Dans une reproduction à l’identique, leurs dimensions et leurs proportions doivent être respectées afin de préserver le rythme architectural de la façade.
LE MAUCLAIR
Le mauclair est un profil vertical fixé sur l’un des ouvrants d’un châssis à deux vantaux. Il vient recouvrir la jonction centrale lorsque la fenêtre est fermée.
Particulièrement visible depuis l’extérieur, son dessin participe à la finesse et au caractère de la menuiserie.
LES PETITS BOIS ET LES CROISILLONS
Les petits bois divisent visuellement ou réellement la surface vitrée. Leur largeur, leur profil et leur disposition varient selon les époques et les styles architecturaux.
Dans les bâtiments anciens, ils constituent souvent l’un des éléments les plus caractéristiques des châssis. Nous pouvons les reproduire en respectant leur dessin, leurs moulures et leurs proportions d’origine.
LES PARCLOSES
Les parcloses maintiennent le vitrage dans la feuillure du châssis. Elles permettent sa pose ou son remplacement tout en assurant une finition soignée.
Leur profil peut être sobre, mouluré ou reproduit d’après une menuiserie ancienne.
LE VITRAGE
Le vitrage influence la luminosité, l’isolation thermique, le confort acoustique et la sécurité.
Selon le projet, il peut s’agir d’un simple vitrage ancien, d’un vitrage isolant, d’un verre feuilleté, d’un vitrage imprimé ou d’un vitrail. Le choix doit rester compatible avec les dimensions des profils et le caractère de la menuiserie.
LES PAUMELLES
Les paumelles permettent aux ouvrants de pivoter. Elles doivent être dimensionnées pour supporter durablement le poids du bois et du vitrage.
Dans certains projets patrimoniaux, les paumelles anciennes peuvent être conservées, restaurées ou reproduites afin de préserver l’apparence du châssis.
LA CRÉMONE ET LA QUINCAILLERIE
La crémone commande la fermeture du châssis à plusieurs endroits. Elle peut être apparente sur une menuiserie traditionnelle ou intégrée de manière plus discrète.
Les poignées, espagnolettes, verrous et autres éléments de quincaillerie participent pleinement au style de la fenêtre. Les pièces anciennes encore fonctionnelles peuvent parfois être restaurées et réutilisées.
LE REJET D’EAU
Le rejet d’eau est un profil situé dans la partie inférieure de l’ouvrant. Il éloigne l’eau de pluie de la menuiserie et limite les infiltrations.
Sa forme et sa mise en œuvre jouent un rôle important dans la durabilité d’un châssis extérieur.
LA PIÈCE D’APPUI
La pièce d’appui forme la partie inférieure du dormant. Elle évacue l’eau vers l’extérieur et assure la transition entre le châssis et l’appui de fenêtre.
Cette zone particulièrement exposée doit être conçue avec précision afin d’éviter les stagnations d’eau.
LES JOINTS D’ÉTANCHÉITÉ
Les joints limitent les infiltrations d’air et d’eau entre le dormant, les ouvrants et le vitrage.
Ils améliorent également le confort acoustique. Leur positionnement doit préserver la finesse des profils, particulièrement lors de l’amélioration d’une menuiserie ancienne.








